Aconcha, artiste peintre, née à Cuba, est influencée par le monde magique des Orishas, divinités du panthéon Yorouba. Elle s'inscrit dans la mouvance de l'art primitif contemporain

 

 
 

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La Santeria ou culte des Orishas


La Santeria est la religion pratiquée au Brésil et à Cuba par les descendants des esclaves issus du peuple Yoruba en Afrique Noire (Nigeria, Bénin). Elle repose sur le culte d'un dieu unique Obatala par l'intermédiaire de ses émissaires :les " Orishas ". Chacun d'eux incarne une force de la nature et un trait du caractère humain.



Quelques Orishas :

Yémaya (couleur: bleu) la mère universelle; règne sur les eaux salées et la Maternité. Elle représente la déesse noire de la mer et symbolise la vie.

Shango : (couleurs : rouge et blanc) Il est le maître de la foudre, du tonnerre, des éclairs, de la guerre et des tambours.





Par l'intermédiaire des babalaos, (prêtres), Il est possible de communiquer avec eux par des offrandes, des sacrifices, des divinations, des prières, des chants, de  la transe et de la possession. Ils aident leurs adeptes à mener une vie meilleure matériellement et spirituellement.  

 


Dans le nouveau monde, afin de d'exercer librement leur Culte, les esclaves ont associé certains de leurs Orishas à des saints catholiques. (Yémaya correspond à Notre Dame de Regla, Shango à Santa Barbara) C'est ainsi que la religion du peuple Yoruba s'est transformée en " santeria " Ce fort caractère syncrétique est un des traits dominant et attirant de ce culte. Les adeptes de la santeria accueilleront dans leur rituel aussi bien le Christ que Bouddha ou les esprits indiens d'Amérique du Nord. Ce qui compte, c'est la quête et l'harmonie spirituelle.

 



Par les Orishas, l'adepte découvre son côté enfoui, mais en douceur, car cela se passe dans la fête et la communauté. Le but profond de la Santeria est un mieux être de l'homme, un accord avec lui-même, ses frères et la nature. Dans chaque famille ce culte se mêle à celui des ancêtres. Ils font partie de la réalité quotidienne. Ils la partagent avec les vivants.
Nous pouvons appeler les tendances, des archétypes de la personnalité souvent cachée des gens. Nous disons cachée, parce qu'il n'y a aucun doute que certaines tendances innées ne peuvent se développer librement chez les gens au cours de leur existence, si elles entrent en conflit avec les règles de conduite admises dans le milieu où ils vivent. L'éducation reçue et les expériences souvent aliénantes subies sont les sources certaines de sentiments de frustrations et de complexes assortis, avec leur accompagnement de problèmes et de difficultés.




Si une personne, victime de problèmes non résolus est " choisie " comme fils ou fille de saint par l'orisha dont l'archétype correspond à ces tendances cachées, c'est pour elle l'expérience la plus soulageante et la plus réconfortante par laquelle elle puisse passer. Lorsqu'elle est en transe, elle se comporte inconsciemment comme l'orisha son archétype, ce qui est exactement ce à quoi aspirent ses tendances secrètes et réprimées. Tout ceci restant dans le domaine de l'inconscient, le résultat de l'intervention de l'orisha peut être comparé à celui des psychodrames de Moreno, mais avec cette différence que, au lieu d'être une expérience tendant à libérer un malade de ses angoisses dans le milieu déprimant d'une clinique, l'inexprimable est plus poétiquement extériorisé dans un atmosphère de plaisante exaltation au cours d'une fête brillante où règne l'amicale approbation d'admirateurs émerveillés et fascinés.
extraits de :
“L’APPEL DES ORISHAS” Aconcha Sanz Averhoff "LOS ORISHAS" Natalia Bolivar Aróstegui

“ORISHAS” Pierre Verger